Si vous avez vu ma trombine dans les premiers temps de ce blog, vous l'aurez constaté : je porte des lunettes. Et Sylvestre en a bien besoin... Depuis mes débuts en écriture. Petite, dans les cahiers à grands carreaux, je ne distinguais pas les lignes et interlignes, aussi ma grosse écriture partait déjà dans tous les sens. C'était embêtant pour apprendre à écrire... je me suis donc retrouvée très tôt avec des lunettes, dés le CP je crois. Mais en porter n'a pas changé  mon écriture manuscrite, qui est restée d'une certaine taille. Et pendant toute ma scolarité, j'ai dû m'accommoder des grands carreaux français.

C'est la première fois que j'ai vécu en Italie, que je me suis rendue compte que, une fois de plus, la France se distinguait. Cela s'est confirmé la fois où j'ai vécu au Portugal. En Italie, au Portugal, en Espagne aussi, on ne connaît que les lignes, sans interlignes. Pour moi, ça a été une libération ! J'ai pu attraper... des canaris... en écrivant ! En rentrant en France, j'ai été à l'affût de ce genre de papier. Le graal pour attraper réellement Titi ! Au fil du temps, j'ai fini par trouver mon bonheur, à défaut de mon compte. En banque. En fait, c'est plus cher ! Ce n'est qu'il y a peu, que j'ai compris que ces fichus grands carreaux étaient une spécificité française. J'avais bien remarqué que dans le monde anglo-saxon, c'était la même chose, mais je ne le connais pas assez intimement pour en faire une vérité générale.

Ces derniers temps, j'avais entendu parler des boutiques Hema, or une a ouvert dans le centre de Lille. Nouveau soulagement : il y a du papier comme je le supporte, et à un prix défiant toute concurrence. Je ne  vais plus freiner mes ardeurs à imaginer des histoires de chats dans ces cahiers et carnets... En plus, ils sont beaucoup plus épais ! Epatant pour les gens comme moi qui n'en finissent jamais de les remplir...

Sylvestre !